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Otto Leskinen, les bons mots de Joni Ikonen

Depuis que le Canadien a annoncé la mise sous contrat du jeune arrière Otto Leskinen, les différents observateurs de la planète Hockey ont largement eu le temps de nous louanger les qualités offensives du Finlandais, parfois au détriment de ses aptitudes défensives…


En plus d’avoir évolué avec un certain Alexandre Texier, Leskinen a également eu la chance de côtoyer Joni Ikonen, l’un des meilleurs espoirs du Tricolore. Bien que limité à 13 matchs cette saison, l’ailier a eu le loisir de partager la glace avec le défenseur durant 52 matchs au cours de la saison antérieure.

Ainsi, Ikonen a eu l’opportunité d’ajouter sa voix au chapitre de ceux qui ont apprécié les aptitudes offensives de la nouvelle recrue des Canadiens. En plus de le louanger en tant que bon patineur, vraiment agile, et un bon fabricant de jeu dont la force réside dans la possession de la rondelle, l’attaquant a pris le soin de préciser que Leskinen avait été vraiment dominant sur le jeu de puissance, en affirmant que celui-ci avait été létal sur le powerplay cette année. C’est-à-dire qu’il y causait beaucoup de dommage :

Personne n’a besoin de se le faire rappeler, mais l’avantage numérique – avant l’acquisition de Jordan Weal – était carrément dégueulasse à Montréal. Heureusement, l’attaque à cinq fonctionnait à fond de train et amenuisait ainsi l’absence de production du jeu de puissance d’impuissance de l’équipe. En ce sens, l’ajout d’un général, dont cette facette du jeu est la spécialité, ne sera certainement pas pour nous déplaire.

Évidemment, avec les Jakub Jerabek, Raphael Diaz et plus récemment Michal Moravcik et David Sklenicka, on comprendra certains fans de se garder une petite gêne suite à cet ajout. Toutefois, en plus du fait que Leskinen est le plus jeune du lot, je crois qu’aucun de ces arrières ne pouvaient, au moment de son arrivée en Amérique, prétendre à autant de potentiel offensif que ce dernier. Enfin, si Moravcik a vu son contrat résilié le 29 janvier dernier, son compatriote, Sklenicka, a tout de même su démontrer quelques signes encourageants avec le Rocket.

Si certains observateurs éprouvent des réticences envers les qualités offensives du nouveau-venu, arguant qu’il vient tout juste de connaître sa première grosse campagne, il faut tout de même préciser qu’il n’en est pas à ses premiers balbutiements offensifs pour autant. En effet, avant de faire le saut avec le gros club du Kalpa, Leskinen a évolué avec le U18 et le U20 de Kalpa, respectivement dans le Junior B et A de la SM-Liiga.



En 2013-14, alors âgé de 16 ans, Leskinen a offert une production de 11 buts et 35 points en 43 matchs U18. Au cours de la saison suivante, faisant le saut dans le Junior A, le gaucher a bien répondu, en marquant 5 buts et ajoutant 21 aides pour un total de 26 points en 44 matchs. Dès l’année suivante, on a pu constater une belle courbe de progression tandis qu’il a ajouté 6 buts et 31 points en seulement 26 matchs de plus dans le U20. La même année, s’il a été limité à une maigre passe en 19 matchs chez les hommes, avec le Kalpa, il faut mentionner qu’il avait alors seulement 18 ans (19 le 6 février). Par la suite, au cours des trois dernières campagnes, on a pu le voir passer de 10 à 13 puis enfin à 31 points. Cette dernière production lui aura même permis de terminer au 4e rang des meilleurs pointeurs et au 1er échelon chez les défenseurs de l’équipe. Pour les passes, Leskinen vient même aux 2e rang, toutes positions confondues. C’est sûr que les gardiens ne sont pas trop difficiles à battre à ce niveau… Certes, il est vrai qu’il n’a jamais pu transposer ces succès sur la scène Internationale, et son différentiel de -17 en 2018-19 en effraie plus d’un, mais je crois tout d’un même qu’il s’agit d’un bon petit pari qui pourrait se révéler intéressant. On a déjà suffisamment de joueurs capables de se charger du côté défensif… 

Évidemment, il ne faut donc pas s’attendre à ce que Leskinen arrive en sauveur. Vraisemblablement, il devra d’abord aller faire ses classes à Laval, sous l’égide du réputé Joel Bouchard. Et puis, si jamais cette aventure se révélait infructueuse, même s’il ne jouait finalement jamais dans la LNH, cette signature ne laissera aucune trace. De plus, le fait de négocier avec un joueur un peu plus marginal n’empêche en aucun cas Marc Bergevin et son équipe de travailler sur les plus gros dossiers. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Exactement comme lorsqu’ils ont mis Nate Thompson sous contrat. Certaines personnes ont émis des plaintes parce que Jordan Weal n’était toujours pas signé. Pourtant, dès le lendemain, le Canadien annonçait la signature de ce dernier. Ils travaillaient en parallèle sur les deux dossiers.

De toute façon, on ne se plaindra quand même pas d’avoir ajouté un peu de profondeur sur le flanc gauche de la ligne bleue… Pour ce qui est de ceux qui se plaignent de sa taille, à 5’11 et près de 190lb, sans être un matamore, il n’est pas non plus un nain.

Pour ceux que ça intéresse; bien qu’il n’ait jamais été repêché, Leskinen était classé 114e meilleur patineur chez les Européens, en 2015, à sa première année d’éligibilité.


En Prolongation
Avec les contraintes salariales à venir, de même que le printemps décevant qu’ils viennent de connaître, il est bien normal de voir le nom d’Evgeni Malkin sortir dans les rumeurs. Par contre, alors qu’on raconte que Jimbo demanderait un bon attaquant, un bon espoir et un choix de 1ere ronde, je serais étonné de voir Marc Bergevin bouger en ce sens. Bien que le prix me semble juste, la donne a changé à Montréal. Avec l’ajout de Domi, le bon jeu de Danault, et le développement de Kotkaniemi et Poehling, la ligne de centre n’a plus les mêmes besoins qu’autrefois. Évidemment, dépendant de ce que c’est qu’un « bon attaquant et un bon espoir » aux yeux de Rutherford, il est certain que Malkin demeure intéressant. Par contre, malgré l’immensité de son talent, on parle d’un joueur qui est assez souvent blessé et qui aura 33 ans en juillet… Si c’était Domi et Romanov, par exemple, la réponse de Bergevin serait sans doute un retentissant NON.

Pour les mêmes raisons, je serais assez étonné de voir Dale Tallon accepté de bouger Jonathan Huberdeau pour mettre la main sur le Russe. Bien sûr, avec les rumeurs qui envoient Panarin et Bobrovksy en Floride, il est logique de croire que les Panthers risquent d’y aller all-in. Cela dit, l’idée d’échanger leur meilleur joueur, pour ajouter un pivot à leur formation alors même qu’ils misent déjà sur Barkov, me semble assez saugrenue. Toujours au centre, Vatrano s’est révélé être une belle surprise et Trochek est à même de faire le travail, lorsqu’il n’est pas blessé. Je ne doute pas que Tallon ait le nez dans le dossier, mais j’ai de la difficulté à croire qu’il oserait inclure Huberdeau dans le deal… On verra bien ! 

Parlant de ces fameuses contraintes salariales qui vont forcer les Penguins à faire des choix déchirants, voici l’analyse de la situation :

Les Pens et le cap…

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Crédit image entête, Joel Lemay/Agence QMI via TVASports.ca


Tom L.D. MacAingeal