L’effet RFA

Il y a quelque jours, plus précisément mardi dernier, nous avons abordé le sujet des UFA qui faisaient face à plus de prudence de la part de certains DG :

1er juillet, est-ce qu’on commence enfin à comprendre ?

Depuis, Ferland a signé à Vancouver (3.5M par saison/4 ans) et Dzingel vient tout juste de s’entendre avec les Hurricanes pour un salaire annuel moyen de 3.375M et une durée de seulement deux saisons. Dans les deux cas, on parle d’ententes tout à fait raisonnables. On pourrait même arguer qu’il s’agit de deals inférieurs aux attentes. Et, pendant ce temps, Jake Gardiner et Ben Hutton sont toujours sans contrat…


Lorsque j’ai écrit cet article, j’avais l’intention de mentionner qu’il fallait bien que les DG conservent un peu d’argent pour payer la multitude de jeunes RFA qui n’entendent pas à rire. Malheureusement, j’ai oublié. Heureusement, un de nos lecteurs parmi les plus assidus veillait au grain. Patrick, de son prénom – je le nomme uniquement afin de pouvoir dire qu’il est le Patrick de mon éponge -, m’a donc rappelé qu’il y avait une raison directement derrière l’évolution qu’on semble pouvoir constater sur le marché des joueurs autonomes :

Les jeunes joueurs talentueux qui ne veulent plus traverser le long processus vers la richesse.

En effet, il n’y a pas si longtemps, sauf pour les joueurs d’exception (Crosby, Ovechkin, etc), les jeunes RFA devaient suivre une sorte de protocole avant de décrocher le gros pactole (ah, poésie, quand tu nous tiens !). Ainsi, à la fin du fameux contrat d’entrée, on voyait souvent les RFA passer par un contrat pont. De l’ordre de 1, 2 ou 3 ans, avec un salaire annuel moyen de 2 à 4M, ce pacte les menaient ensuite à leur première entente à long terme. D’une durée de 4-5 ou 6 ans, celle-ci venait généralement avec un salaire plus conséquent. Disons entre 4 et 6 millions… Souvent, on pouvait voir des joueurs sauter par-dessus l’étape du contrat pont, pour aller directement au contrat de 4-6 ans, mais le principe demeure le même : il fallait faire preuve de patience avant de faire sauter la banque. Grosso-modo, il fallait s’approcher du statut de UFA.

De nos jours, avec les nouveaux jeunes talents qui pullulent plus vite que le débit d’inepties quotidiennement crachées par Michel Bergeron et Renaud Lavoie réunis, les équipes se retrouvent avec des problèmes inédits. Elles doivent de plus en plus payer leurs jeunes stars maintenant. Right fuckin now ! On remarque même une certaine tendance, avec Matthews, Aho, peut-être Marner et Point, à vouloir décrocher le gros lot pour une période restreinte de 5 ans. Ceci, afin de profiter de la pleine autonomie plus tôt… et obtenir un jackpot encore plus imposant et surtout, plus tôt.


Par conséquent, les différentes formations doivent concevoir leurs plans en tenant compte de cette nouvelle réalité. En prévision des gros dollars à verser à ces jeunes surdoués, les DG doivent donc se montrer plus circonspects face au marché des joueurs autonomes.

Verser un gros contrat à la Lucic, par exemple, pourrait ne pas pardonner à une équipe qui se retrouve avec plusieurs RFA à signer. Disons que de devoir négocier de front avec deux joueurs comme Patrik Laine et Kyle Connor avec une masse salariale serrée est un scénario qu’on risque d’observer de plus en plus souvent…

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Crédit image entête, NHL.com



Tom L.D. MacAingeal
 

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