Le Hamburglar se lève, le Subbanator s’étend

Eh bien, voilà une de ces choses qui rend le hockey si splendide : De héro qui sort de nulle part et permet aux Sens de se qualifier aux éliminatoires en 2014-15, alors qu’il encaisse un seul revers en temps réglementaire en 23 matchs amorcés de la saison régulière, terminant la campagne avec d’excellents chiffres : 1.79 et .941, Hammond a eu un cheminement bien particulier dans la LNH… Dès la saison suivante (2015-16), en effet, après avoir perdu son rôle de partant en première ronde, dans l’élimination des siens face au Tricolore, ses performances chutent drastiquement, ne pouvant faire mieux qu’une fiche de 7-11-4, une moyenne de 2.65 et un pourcentage de .914, en 21 départs. Si ce n’est pas franchement mauvais, même plutôt acceptable pour un gardien numéro 2, on ne le revoit plus vraiment par la suite, puisque le gardien canadien amorce seulement 4 rencontres dans la LNH (4.08 et ,837) en 2016-17. À ce moment-là, on pouvait présumé que c’en était fini de lui. Il était devenu un zéro.

Pourtant, simple throw-in dans la transaction amenant Duchene à Ottawa, le Hamburglar de 30 ans n’avait pas dis son dernier mot et a fini par obtenir une chance à la fin du calendrier, profitant de la blessure de Varlamov pour affronter les Flyers, le 28 mars dernier… malgré l’ajout d’un autre revers à sa fiche, Andrew Hammond a très bien fait, comme en font foi ses stats : 31 arrêts sur 32 tir (.939). Bien sûr, l’Avalanche, tout comme le reste de la planète Hockey, n’allait pas se laisser impressionner pour autant… Ainsi, c’est dans le rôle du substitut que le gardien a amorcé la série contre les puissants Preds, alors que c’est Jonathan Bernier qui héritait de celui de partant, Varlamov étant toujours sur la liste des blessés.

Cependant, malgré un léger soubresaut se soldant par un gain des siens, on peut dire que Bernier s’est lamentablement effondré : 3.87 et .883… des chiffres nettement insuffisants pour une équipe qui aspire à vaincre les champions du calendrier régulier. Appelé en relève à Bernier, blessé au bas du corps plus tôt dans le match, au 3e tiers de la rencontre #4, Hammond a bien fait (8 arrêts sur autant de tirs)… C’est évidemment ce dernier, secondé par le jeune Spencer Martin, qui a entamé la dernière joute, alors que les Av’s risquaient l’élimination. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a su saisir sa chance : en arrêtant 44 des 45 lancers dirigés vers lui (.978), il a permis à son équipe de s’enfuir avec la victoire par la marque de 2 à 1, et ainsi prolonger le parcours des siens, le temps au moins d’une joute de plus. Hammond a d’ailleurs égalisé Patrick Roy, au 3e rang de l’histoire de l’Avalanche, pour le plus d’arrêts en temps régulier dans une joute éliminatoire. Les deux meneurs à ce chapitre sont, Craig Anderson – l’ancien coéquipier d’Hammond -, avec 51 arrêts dans un gain contre les Sharks en 2010, et Jose Théodore, avec 50 arrêts dans une victoire face aux Stars en 2006. 

C’est à Sven Andrighetto qu’est revenu l’honneur d’inscrire le filet vainqueur, alors que P.K. piquait une petite sieste sur la glace, tard à la fin du 3e tiers, alors que la rencontre tirait à sa fin :

B’en oui, b’en oui, « un autre ancien Canadien qui joue les héros », parce qu’on sait tous que si Montréal avait conservé les services de Ghetto, Eller, DSP, Morrow… Alouette; ils seraient en séries…. Que dis-je, ils seraient carrément bons pour la coupe……….

Bref, qu’ils gagnent ou perdent le prochain match, je salue les efforts de l’Avalanche et les exploits d’Andrew Hammond. Heureusement que je porte réellement un chapeau, car je le lui lève.

Pendant ce temps, deux autres séries étaient en action hier soir, alors que les Flyers, revigorés par le retour de Couturier, ont également évité l’élimination, en prenant la mesure de la bande à Crosby par la marque de 4 à 2. Il faut dire que Neuvirth a su faire le travail, là où Brian Eliott échouait : 30 arrêts sur 32 lancers, bon pour un pourcentage de .938. Si Couturier et Giroux ont inscrit 1 filet chacun, c’est Valtteri Filppula qui a terminé la rencontre au sommet des pointeurs de cette joute, avec 1 but et 2 passes. Si les Flyers et les Av’s peuvent dire mission accomplie, c’en fut tout autrement pour le Wild, qui s’est incliné 5-0 à Winnipeg, blanchi dans un 2e match de suite, et éliminé des actuelles séries. Devan Dubnyk a à peine passé un peu plus de la moitié du premier engagement, avant d’être retiré de son filet… en 11:59, le portier a eu le temps d’allouer 4 buts sur seulement 6 tirs. Alex Stalock a tout fait pour garder son équipe dans le match, ne cédant qu’à une reprise, en AN, sur 16 tentatives (.938) mais la rencontre était malheureusement hors de portée depuis belle lurette. Fait à noter, face à un Dubnyk ébranlé, 4 joueurs des Jets en ont profité pour inscrire leur premier but des séries : Trouba, Little, Tanev et Armia. C’est Scheifele, avec sa 4e réussite des présentes séries, qui est venu enfoncer le dernier clou au cercueil.

… Aujourd’hui, nous aurons l’occasion de voir les Jackets et les Caps se disputer l’avantage de la série, présentement égale 2-2, pendant que les Bolts tenteront d’en finir avec les Devils, alors que ces deux duels seront disputés en après-midi (dès 15h00). Enfin, plus tard ce soir, à partir de 19h00, les Leafs essayeront pour leur part d’éviter l’élimination face aux B’s.

Merci à nos amis de HSL de nous avoir à nouveau transmis plusieurs statistiques intéressantes durant la nuit.  


Crédit image entête, Getty Images (common, c’est écrit dessus…)

Tom L.D. MacAingeal
 

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