Habstérix | Échanger Tatar? Pas question! À moins que…

Eh oui, les Canadiens sont, encore une fois, exclus du portrait des séries éliminatoires. Oui, pour une troisième année de suite. Oui, pour une quatrième fois en cinq ans, ils ne prendront pas part à la “la vraie saison”, les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Oui, c’est frustrant pour tout le monde. Les médias et les diffuseurs vont se plaindre parce qu’ils ne feront pas d’argent, car l’intérêt d’une bonne partie des partisans ne sera pas de la partie. Les fans sont déjà tendus, parce qu’ils sont frustrés. Soyez assuré que, en dépit de ce que certains aimeraient vous faire croire, TOUT LE MONDE au sein de l’organisation des Canadiens est frustré, les propriétaires, les joueurs et  tous ceux qui se retrouvent entre les deux.

Quand Marc Bergevin a rencontré le président de l’équipe, Geoff Molson, au cours de l’été 2018, il lui a vendu son nouveau plan, un plan différent de ceux appliqués par le passé par ses prédécesseurs: un reset. Cet été-là, l’équipe de dépisteurs amateurs a été réorganisée. Le personnel d’entraîneurs du club-école a été remplacé par des individus qui avaient déjà fait leurs preuves, et l’attention s’est tournée vers les jeunes. L’organisation savait alors qu’ils allaient traverser des périodes difficiles, et Molson a non seulement approuvé, mais aussi accepté cette idée. Oui, ils s’attendaient à devoir faire face à ce qui se passe en ce moment.


Le plan à la date limite 2020

La semaine dernière, durant la semaine de congé des Canadiens et la pause du Match des Étoiles, Bergevin s’est réuni avec ses assistants et ses recruteurs pour discuter des scénarios possibles et décider de l’approche à prendre d’ici la date limite du 24 février. Alors, ils se mettront au travail, pour les trois prochaines semaines, à la recherche de jeunes talents afin de dénicher les joyaux que le DG des Habs pourraient obtenir en retour de ses actifs disponibles. Et avec l’historique des transactions de Bergevin, tout le monde devrait être excité face aux possibilités.

Tel que nous en avons discuté il n’y a pas très longtemps, les joueurs les plus à risque de changer d’adresse d’ici la date limite sont ceux qui se dirigent vers la pleine autonomie. Nous avons établi que les chances de voir Jeff Petry et Tomas Tatar, deux vétérans auxquels il reste encore une année de contrat, de véritables aubaines, sont très minces. Depuis, de réputés insiders de la LNH ont effectué plusieurs sorties pour mettre un terme, ou du moins un sérieux bémol, aux nombreuses rumeurs entourant ces deux joueurs. Ceci étant dit, ça ne signifie pas pour autant que l’un d’entre eux (ou les deux) ne sera pas échangé. Ça veut tout simplement dire que ça prendra une offre incroyable pour que ça se produise.

Entre les deux, celui qui a “le plus de chances” d’être échangé est Tatar. Les Canadiens ont plusieurs options aux ailes, une chose qu’ils n’ont du côté droit de leur ligne bleue. Et puisque l’équipe ne fera pas de reconstruction, il faudrait qu’ils obtiennent un défenseur prêt à remplacer Petry, et à prendre en charge son temps de glace ainsi que sa contribution, pour qu’ils envisagent seulement de l’échanger. Souvenez-vous: c’est un reset, pas une reconstruction.


Les options pour Tatar

Comme l’a récemment souligné Pierre LeBrun les autres équipes appellent à propos de Tatar, et trois d’entre elles reviennent plus souvent dans le moulin à rumeurs. Mais pour que ça le tout se concrétise, elles devront travailler fort. Les Oilers d’Edmonton, les Flames de Calgary et les Penguins de Pittsburgh Penguins ont tous été reliées, d’une façon ou d’une autre, à Tatar. J’en ajouterais une autre, les Stars de Dallas, qui pourraient profiter d’un petit coup de main à l’attaque, eux qui pointent au 27e rang de la LNH pour les buts marqués. Mais qu’est-ce que serait exactement une offre que Bergevin ne pourrait pas refuser? Voici quelques noms qui cadrent définitivement dans cette catégorie.

OILERS: EVAN BOUCHARD

Ne vous y méprenez pas, Bouchard est né à Oakville, Ontario. J’ignore s’il parle français ou pas, la langue ne motive donc pas sa présence sur cette liste. Si Bergevin était en mesure de lui mettre le grappin dessus, il viendrait ajouter une précieuse profondeur de qualité sur le flanc droit de la brigade défensive des Canadiens, chose d’autant plus nécessaire puisque cette position est vulnérable depuis la blessure de Noah Juulsen et les incertitudes entourant son avenir. Bouchard possède des tonnes d’atouts offensifs. Il distribue bien la rondelle et peut occuper le rôle de quart-arrière sur le jeu de puissance. Il possède aussi un gros tir et un bon positionnement dans sa zone et il a un bon sens du jeu.

FLAMES: JAKOB PELLETIER

Oui, encore un petit attaquant, comme les Habs les aiment. Mais ne vous y trompez pas. Pelletier est un attaquant extrêmement polyvalent, puisqu’il peut jouer autant à l’aile qu’au centre, être utilisé sur les deux unités spéciales et générer de l’offensive pour ses coéquipiers. Il patine bien, a une vision incroyable et est un excellent passeur. Le jeune de 18 ans est aussi un adepte du jeu défensif et est un joueur plutôt responsable.

PENS: SAMUEL POULIN

Samuel Poulin

Répertorié à 6’2 et 216lb sur le site web du Phoenix de Sherbrooke, il est le fils de Patrick Poulin, un ancien joueur des Canadiens. On dit de lui qu’il a une éthique de travail exceptionnelle, du cran, de la détermination et la taille pour connaître du succès au plus haut niveau. Il est un attaquant qui aime beaucoup tirer et qui obtiendra sa juste part de buts au volume. Il montre également des qualités de fabricant de jeu.

STARS: DENIS GURYANOV

Curtis Joe de Elite Prospects avait ceci à dire à propos de Guryanov: Un très talentueux attaquant qui intimide par sa rapidité et son maniement de la rondelle. Guryanov pourrait avoir l’un des plafonds les plus élevés chez les espoirs à l’attaque de son repêchage (2015). Très fort sur ses patins, il utilise son gabarit pour bien protéger la rondelle. Il fonce au filet et sait d’où il sera en mesure de tirer avant même d’être en mesure de s’exécuter. Il possède un tir puissant et précis, qu’il aime relâcher du cercle des mises en jeu; s’il ne peut pas tirer à partir de là, il déjouera ou il se frayera un chemin jusqu’à la ligne bleue.



Conclusion

Certes, ce sont des exigences très élevées pour Tatar (ou un package qui l’inclurait). Mais, vous vous souvenez de ce que Max Pacioretty a rapporté aux Canadiens? Tatar a des statistiques très similaires, pas seulement cette saison mais aussi en carrière, et il est beaucoup plus complet que l’ancien capitaine des Habs. Il reste encore une année à son contrat avec un cap-hit de seulement $4.8 million puisque Vegas paie l’autre $500,000. Les Habs pourraient même se permettre de retenir une autre portion de son salaire pour accommoder une équipe devant manœuvrer avec une masse salariale serrée.

Est-ce que cela se concrétisera? Je n’ai pas changé d’avis: c’est très peu probable. Mais si l’un de ces joueurs finis par entrer dans les discussions impliquant Tatar, cela en vaudrait la peine. Autrement, gardons en tête que les Habs n’ont pas besoin de le transiger. S’il reste, “Tuna” aidera l’équipe a se battre pour une place en séries la saison prochaine… ce qui n’est pas une mauvaise chose non plus. Go Habs Go!

Par Habsterix, The Instigator

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Crédit image entête, Habsterix.com

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