Dustin Byfuglien et l’ère des contrats annulés

En raison des restrictions qui viennent inévitablement avec les contrats garantis de la LNH, on risque de voir de plus en plus d’équipes et de joueurs décider de mettre un terme aux pactes qui les dérangent…

Il y a quelques années, le Canadien l’a fait avec Semin, puis avec Streit. Certes, il s’agissait de petits pactes sans conséquence, et les deux principaux concernés ont pu s’exiler en Europe et/ou tenter d’offrir leurs services à une autre équipe de la LNH. Mais avec les contraintes inhérentes au plafond salarial, on risque de voir de plus en plus de vétérans mécontents choisir d’emprunter cette avenue. Tant qu’à ne pas jouer, aussi bien passer à autre chose. 



Tout récemment, Ilya Kovalchuk a accepté d’y passer – après avoir tout de même pris le soin d’encaisser son boni -ce qui lui a permis, par la suite, de rejoindre le Canadien. On y reviendra un peu plus bas.

Pour ce qui est de Big Buff, maintenant… le poids lourd de la ligne bleue des Jets, suspendu depuis le début de la saison, est pris dans un bras de fer avec ces derniers concernant la responsabilité d’une blessure encaissée la saison dernière (cheville).

Visiblement pas sur le point de trouver un terrain d’entente, les deux clans seraient en train de peser leurs options afin de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde.


Pour les Jets, rien ne serait plus satisfaisant – évidemment – que de transiger leur défenseur pour un beau gros pactole, mais il semblerait que, probablement lassé par une situation qui n’est clairement pas sur le point d’aboutir, Kevin Cheveldayoff travaille avec le clan Byfuglien afin de faire annuler le contrat de ce dernier :

Il faut dire qu’en plus de tout ceci, il n’est probablement pas facile d’essayer de monnayer les services d’un joueur dont l’avenir est incertain…

Dans l’exercice, le droitier de 34 ans n’échappera pas au tordeur… si le tout devait se concrétiser, le vétéran devra renoncer à une belle cagnotte de 14M de dollars. Le positif, c’est qu’il deviendra joueur autonome et sera libre de choisir la destination de son choix. Toutefois, puisqu’il n’a toujours pas recommencé à patiner depuis son opération, une telle chose devrait attendre encore un peu, car sa saison est, pour ainsi dire, terminée.

Du côté des Jets, on pourra utiliser l’argent qui dormait sur la masse salariale en prévision de son retour pour aller chercher de précieux renforts à l’approche des séries. Sauf erreur de ma part, puisqu’il n’a pas encore 35 ans, l’exercice effacerait aussi son empreinte de la masse salariale de l’équipe… Par conséquent, tout le monde y trouverait son compte.


En Prolongation
Parlant de Kovalchuk, ce dernier considérerait apparemment sérieusement l’option de prolonger son séjour à Montréal. À en croire le principal intéressé, ce serait entièrement entre les mains de Marc Bergevin :

D’une part, pour ceux qui sont partisans de l’idée de le transiger à la date limite, je pense qu’il faudrait peut-être tempérer nos attentes. Je doute qu’on reçoive autant qu’espéré pour ses services. De l’autre, en ce qui à trait à ceux qui prônent une prolongation de contrat, je crois qu’il est assez invraisemblable de voir Kovalchuk signer un nouveau contrat à seulement 700K par année. S’il a accepté une telle chose il y a quelques semaines, c’est parce qu’il s’agissait plus ou moins de sa dernière chance de faire ses preuves. Il n’avait plus rien à perdre. C’était ça ou retourner en Russie…

Avec la fin de saison qu’il est en train de connaître, je serais surpris de le voir accepter quoi que ce soit en bas d’un contrat de 2 ans à hauteur d’un minimum de 3M par saison… Mais bon, sait-on jamais ! Personnellement, à voir comment il cadre bien à Montréal, je serais néanmoins tout à fait prêt à lui allonger un tel montant, même un peu plus. Au-delà de ses 5 buts, 10 points et de son différentiel de +5 en seulement 12 matchs depuis qu’il est débarqué dans la métropole, je pense que l’apport de Kovalchuk transparaît de plusieurs façons. En outre, il semble être un excellent modèle pour les jeunes qu’on tente de développer avec le gros club… On verra !



Enfin, pour ce qui est d’un hypothétique scénario à la Plekanec, qui viserait à transiger le vétéran pour ensuite le remettre sous contrat au cours de l’été, je dois préciser que je ne suis pas contre. Cependant, avec cette option vient un risque qu’il ne faut surtout pas négliger… Kovalchuk n’est pas Plekanec. Même si on prenait pour acquis son amour pour Montréal, à contrario d’un certain mercenaire qui a préféré laissé briller son étoile, qui dit qu’il ne tombera pas aussi amoureux de la nouvelle équipe qu’il irait rejoindre ? Ou qu’une fois sur le marché des joueurs autonomes, un club ne lui allongera pas une somme qu’il serait fou de refuser; une somme que Marc Bergevin ne serait pas à l’aise d’égaler ?

Bref, s’il désire réellement rester, j’aimerais bien qu’on lui accorde un nouveau contrat… Mais peut-être pas à 7M par saison, bien entendu.

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Crédit image entête, NHL

Tom L.D. MacAingeal
 

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