Oilers | À quoi s’attendre en 2019-20 ?

Ces chers Oilers… Je me devais de parler d’eux. Je pourrais écrire un roman dédié aux dernières années que nous a offert cette organisation, mais ils me découragent tellement que j’en suis sans mot. Sans dire qu’ils font presque honte au hockey, ils font honte au hockey. Depuis 2010, lors des séances de repêchage, la formation albertaine a parlé à 4 reprises au tout premier rang et 5 autres fois dans le Top-10, incluant l’encan de 2019. Parmi les joueurs sélectionnés, Taylor Hall, qui porte maintenant le chandail des Devils, Nail Yakupov, dont la carrière dans la LNH semble pour l’instant terminée, sans oublier Jesse Puljujärvi qui a quitté l’équipe. Il ne reste que Ryan Nugent-Hopkins, Darnell Nurse, Leon Draisaitl et Connor McDavid afin de traîner l’équipe, donc.


Le plus choquant là-dedans, c’est le nombre de participation aux séries éliminatoires. 1 seule et unique présence en 13 ans. C’est presque un exploit de manquer le tournoi printanier aussi souvent. Une malédiction ? Je n’en sais rien, mais ça fait royalement dur. On va se le dire, les Oilers de la dernière décennie sont un vrai country club !

Après autant d’échecs et de déceptions, devons-nous encore avoir espoir en cette organisation ? Pour être franc, il est difficile d’exprimer des attentes face aux Oilers. Je me suis tout de même prêté au jeu et j’ai analysé ce country club qui en a déçu plus d’un au cours des dernières années. Il y a assez déjà assez de négativisme comme ça, je vais donc tenter de trouver un peu de positif, même si ça ne s’annonce pas de tout repos.

Tout d’abord, les Oilers d’Edmonton peuvent compter sur Connor McDavid. Ce n’est pas un secret, qui possède un joueur de la trempe de McDavid peut également espérer faire partie des séries éliminatoires. Auteur de 41 buts et 75 passes l’an dernier, il est la pièce maîtresse de cette formation. Considéré comme le successeur de Sydney Crosby, il n’y a aucun doute qui puisse planer sur son talent. Afin de l’aider dans sa quête, il peut également compter sur son acolyte, Leon Draisaitl. Âgé de 23 ans, Leon a déjà inscrit 312 points en 351 matchs dans sa jeune carrière, dont 55 buts et 105 points en 2018-19. Il est un excellent complément à McJesus, offensivement parlant. Dans le cas de Ryan Nugent-Hopkins, il n’a pas à être jaloux. Quoique moins étincelant, il fait tout de même un très bon travail. Au cours de l’entre-saison, les Oilers ont fait l’acquisition de James Neal. Après une saison plus que décevante, j’ai bien hâte de voir s’il sera en mesure de rebondir. Si le Top-6 peut permettre de remporter des matchs, je doute que le Bottom-6 soit en mesure d’apporter cette petite touche que les équipes gagnantes possèdent.



Défensivement, c’est assez ordinaire. À l’exception de Darnell Nurse, la brigade défensive n’est pas très compétitive. Certes, il y a Adam Larsson, mais il n’a jamais réussi à s’établir comme un bon défenseur de premier plan, ainsi que Oscar Klefbom. Un Phillip Broberg, choix de 1er tour des Oilers en juin dernier, sera-t-il en mesure de venir prêter main-forte aussi tôt dans sa carrière ? Peu importe, il ne pourra pas nuire, ça, c’est certain! Il y a aussi Evan Bouchard qui viendra seconder l’équipe dans un avenir rapproché. Il a obtenu une audition de 7 matchs dans la LNH, l’année dernière, avant d’être retourné à son équipe junior. 

Passons à la situation devant le filet maintenant. La formation albertaine possède 2 gardiens formats géants en Mike Smith à 6’5 et Mikko Koskinen à 6’7. Le gardien finlandais s’est promené entre diverses ligues avant de disputer une 1ere saison complète l’an passé devant la cage des Oilers. Une saison correcte pendant laquelle il a maintenu un taux d’efficacité de .906 et une moyenne de buts allouées de 2.93 en 55 rencontres. Pour ce qui est de Mike Smith, il s’agit d’un vétéran en fin de carrière qui s’amène à Edmonton afin de stabiliser la situation devant la cage. Bien que ce ne soit pas le meilleur duo de la ligue, je crois tout de même qu’ils peuvent faire un assez bon travail s’ils reçoivent de l’aide de la part de leurs coéquipiers.

Bref, j’ai tenté de ne pas être trop négatif même si ce ne fut pas chose facile. J’ose croire que le nouveau personnel en place réussira à redonner un nouveau souffle à cette équipe qui fait office de risée de la ligue. Toutefois, de mon côté, je ne les vois toujours pas en séries. Si par miracle cela arrive, ce sera probablement in extremis. Je suis peut-être trop pessimiste, mais je ne m’attends plus à rien de la part des Oilers d’Edmonton. Encore une saison dans les bas-fonds du classement pourrait bien mettre fin au sourire de Connor. 

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Crédit image entête, Andy Devlin/NHLI via Getty Images



Félix Gosselin
 

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