Des fiches très semblables, des situations différentes…

Alors que les deux équipes montrent des fiches quasi-identiques (14-10-5 pour Montréal et 14-10-4 pour Boston) et tandis que les Canadiens devancent les Bruins par un seul point, les deux clubs affichent également le même différentiel de buts pour/contre (+1). 



En effet, pendant que le Tricolore excelle en offensive (93 buts/3.21 par match) et en arrache – ou, en tout cas, en arrachait avant le retour de Weber – défensivement (92 buts/3.17), c’est tout le contraire pour les Bruins. Bien qu’ils aient alloué 20 buts de moins (2.57), ils en ont également marqué 20 de moins (2.61) ! À travers toute la ligue, seuls les Coyotes (!) sont parvenus à accorder moins de buts que les Bruins (71, mais en un match de moins : 2.63). 

En gros, la force de l’un est la faiblesse de l’autre… Dans les deux cas, alors qu’on lutte pour une place en séries, à voir l’écart pratiquement inexistant entre les buts marqués et concédés, on peut dire qu’il s’agit d’une guerre de tranchées ! 

Défensivement, les hommes de Bruce Cassidy s’en sortent très bien… Du moins, c’était le cas avant que Patrice Bergeron ne tombe au combat. Car c’est là que les deux équipes se différencient… Pendant que les blessés du Canadien reviennent les uns après les autres, incluant l’indispensable Man Mountain, les B’s perdent leurs joueurs les uns après les autres. 

Bien qu’ils soient habitués de devoir composer avec les blessures, un morceau de la trempe de Bergeron est, pour ainsi dire, irremplaçable. De fait, la fiche de l’équipe en pâtis..

Avec Bergeron : 11-6-3 (55% de victoires)
Sans Bergeron : 3-4-1 (37.5% de victoires) … Ouch ! 

Ce qui a pour cause de mettre en danger leur participation aux prochaines séries éliminatoires. En effet, si les deux rivaux occupent les deux Wild Cards de l’Est, le Canadien a profité du retour de ses blessés pour recommencer à gagner (3 victoires à leurs 4 derniers matchs), tandis que les Bruins viennent de perdre leurs 3 dernières rencontres… 



Et, pour ceux qui voudraient prétendre que Bergeron est toujours blessé de toute façon, voici quelque chose qui tend à démontrer le contraire : 

Patrice Bergeron, matchs joués depuis la saison 2010-11. Tenir compte de la saison écourtée en 2012-13 (42/48 matchs) HockeyDb.com

De sorte que, malgré des fiches identiques de 4-4-2 à leurs 10 derniers matchs, Montréal se retrouve actuellement en meilleure posture que Boston. Alors qu’on a dû se passer des services de Shea Weber pendant pratiquement un an à Montréal, disons qu’on est en mesure de savoir comment on se sent à Boston face à la possibilité que Patrice Bergeron doive rater le reste de la saison :  

Actuellement, loin de se satisfaire de l’excuse des blessures, certains observateurs adressent à leurs favoris un reproche qu’on connaît bien à Montréal : leur équipe n’a plus d’identité.

Fait à noter : Si David Pastrnak continue de produire à un excellent rythme (6 points à ses 5 derniers matchs, différentiel de -3), c’est beaucoup plus difficile pour Brad Marchand. Ratface a en effet été limité à seulement 4 points, dont un seul but et un différentiel de -6, à ses 11 derniers matchs… 

Qu’on l’aime ou pas, l’absence de Zdeno Chara finit également par peser lourd. Si le vétéran de 41 ans ne produisait plus offensivement au même rythme qu’avant – évidemment -, il demeure un pilier défensif important.


En Prolongation 
Xavier Ouellet n’a finalement pas été réclamé au ballottage. Quand les 30 autres équipes lèvent le nez sur un joueur, il faut commencer à se poser des questions. Ce n’est peut-être pas pour rien, après tout, si les Red Wings ont choisi de procéder au rachat de la dernière année à son contrat, l’été dernier… 


Crédit image entête, source inconnue via 25Stanley.com









Tom L.D. MacAingeal
 

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