Les Pens, en terminant avec la Direction

Pour finir la série d’articles sur les Champions de la Coupe Stanley, nous allons clore le tout en abordant le sujet de la Direction des Penguins. Faisant ainsi suite aux : ‘’Le Cas Fleury’’, ‘’Les Pens, en commençant avec la défense’’ et ‘’Les Pens, en poursuivant avec l’attaque’’ qui sont tous disponibles dans la section ‘’Articles’’ de notre page.

En premier lieu, je me vois forcé d’admettre que j’ai d’abord vu d’un mauvais œil l’arrivée de Jim Rutherford à la barre de l’équipe. Suite à plusieurs mauvaises décisions consécutives de sa part, alors qu’il était à la tête des Hurricanes, je ne donnais pas cher de sa peau. On peut, entre autre, penser au contrat de 5 ans à 7M par saison qu’il a octroyé à Alexander Semin. Bien sûr, on se doit de souligner le fait que le russe venait d’offrir une excellente campagne d’un point par match lors de la saison écourtée 2012-13 (13 buts, 44 points + 14 en 44 parties). Mais, dans les faits, il s’agissait d’une décision à haut risque. Pour ce qui est du règne de James Rutherford en Caroline, bien qu’il ait atteint la Finale en 2002 et remporté la Coupe en 2006, il faut admettre que l’équipe était en chute libre depuis. Donc, à son arrivée en tant que Directeur Général de la franchise de Pittsburgh, je pense que les doutes à son encontre étaient compréhensibles.

Sa première saison à la tête de l’équipe n’offrit rien pour rassurer, l’apothéose de celle-ci étant lorsque Rutherford exprima ouvertement concernant sa récente transaction envoyant le jeune Simon Després à Anaheim en retour du marginal Ben Lovejoy. Cependant, comme l’histoire le démontra par la suite, cet échange n’eut pas les conséquences qu’on pouvait craindre alors. Premièrement, dès la saison suivante (2015-16) – qui fut également la dernière de Lovejoy dans l’uniforme des Pens – ils remportèrent une Coupe. Pendant ce temps, malgré un bon début avec les Ducks, début qui lui a même valu un contrat de 5 ans à 3,7 M par saison, la suite ne se passe pas comme prévue.

Il faut dire que ce dernier fut victime d’une rare malchance. En effet, dès le début de la saison 2015, il subit une commotion cérébrale durant une joute face à l’Avalanche. Une blessure qui le tint à l’écart pour les 42 matchs suivants. Comme si ce n’était pas suffisant, en décembre, il prenait place en tant que passager dans une voiture qui fut enfoncé par un autre véhicule, ce qui lui imposa un peu de recul dans sa rehab. Heureusement, il n’y a pas eu de conséquence plus grave. Cependant, il n’était pas encore au bout de ses peines alors qu’en mars de la même saison, un double-échec reçu à la tête lors d’une partie contre ces mêmes Av’s le poussa quelques matchs plus tard à rater 6 autres parties. En ce qui concerne la saison 2016-17, incluant les séries, toujours affecté par les blessures, Després ne joua qu’une seule partie.

Pour en revenir à la saison 2015-16, Rutherford bougea d’abord avec bruit en obtenant l’attaquant Phil Kessel dans une grosse transaction qui lui coûtait cher (Kasperi Kapanen et un choix de 1ere ronde, entre autre). Bien qu’il parvint à faire retenir 15% du cap-hit de sa nouvelle acquisition, faisait passer le montant de celui-ci de 8M à 6,8M sur sa masse, on voyait généralement le tout comme un autre coup risqué. La réputation et l’attitude de Kessel laissant planer un sentiment d’incertitude face à sa venue. D’ailleurs sa première saison en fut une en dent de scie alors qu’on peinait à lui trouver des compagnons de trios le complétant avec efficacité. Il fût tout de même en mesure de clôturer la saison avec une respectable récolte de 26 buts et 59 points en 82 parties. Puis, fort de la réunion du trio HBK (Hagelin-Bonino-Kessel), il prit son véritable envol en séries alors qu’il récolta 10 buts et 22 points en 24 parties. La saison suivante, en 2016-17, bien que le trio HBK ne sut poursuivre sa magie et fût séparé, Kessel démontra qu’il n’avait pas l’intention d’en rester là. Visiblement, il n’avait pas fini de s’éclater. Il termina cette saison-là avec 23 buts et 70 points, toujours en 82 parties… une production solide pour un ailier qui coûte 6,8M dans la nouvelle réalité salariale. Pourtant, ça ne suffisait toujours pas, l’Américain n’avait pas fini : malgré des hauts et des bas, surtout au niveau de la frustration, l’américain a cumulé 8 buts et 23 points pour les 25 parties d’après-saison. Dans son cas, on ne peut que croire qu’il sera en mesure de poursuivre dans cette veine pour l’année à venir.

Également, en 2014-15, après les pertes de Niskanen et Orpik, les deux aux mains de leurs ennemis de Washington, on pouvait craindre qu’il s’agisse du début de la fin. Surtout en regard de la faible efficacité et de la grande inconstance de Marc-André Fleury devant son filet (Voir l’article ‘’Le Cas Fleury’’). Mais c’était sans compter l’arrivée attendue de Matt Murray qui a su relever avec brio le défi qui l’attendait. Jeune gardien qui était, semble-t-il, très en demande à travers la Ligue alors même qu’il étalait sa dominance avec les Srcanton Penguins de Wilkes-Barre dans la AHL. En ce sens, le simple fait de ne pas avoir cédé à l’échanger alors que son équipe traversait des eaux troubles, relève du bon coup qu’on doit souligner. Comme on le voit souvent, les meilleurs échanges sont parfois ceux qu’on ne fait pas.

En ce qui concerne la situation derrière le banc, si la venue de Mike Johnston en remplacement de Dan Bylsma n’aura rien apporté de bon, James Rutherford n’a pas tardé à réagir en le limogeant à son tour. Mike Sullivan, cette fois, vint avec des résultats immédiats. Il est d’ailleurs, à ce jour, toujours invaincu en séries éliminatoires. À travers tous ces mouvements, il est possible d’en nommer plusieurs qui furent d’abord mal perçus pour ensuite surprendre les sceptiques. On peut penser déjà à l’échange de Nick Bonino qui força les Penguins à se départir du jeune Brandon Sutter, alors que plusieurs le voyaient comme étant l’héritier de Jordan Staal.

Bien que Bonino ait connu une dernière saison plus difficile, il demeure qu’il fut un facteur déterminant dans la première des deux récentes conquêtes des Manchots. En plus de Kessel, on peut nommer les acquisitions suivantes comme étant également mal reçues au départ : Daley, Hainsey et Schultz. L’apport des trois étant discuté dans l’article ‘’Les Pens, en commençant par la défense’’ je ne m’y attarderai pas trop mais je me permets quand même de revenir sur Schultz. Acquis en février 2016 des Oilers en retour d’un choix de 3e ronde, le défenseur a d’abord connu des débuts plutôt modestes. Effectivement, il s’est contenté d’une récolte de 1 but et 8 points en 18 parties de la saison régulière et de 4 petites passes en 15 matchs des séries suivantes en 2015-16. Avec un budget serré et fort d’un Championnat, Rutherford a tout de même décidé d’accorder une prolongation d’une saison à son nouveau venu, moyennant une baisse de salaire. Ce fût, visiblement, le bon choix puisque le défenseur canadien a répondu avec une production de 12 buts et 51 points en 78 parties par la suite, terminant avec 4 buts et 13 points en 21 matchs des séries.

En ce qui concerne l’attaquant David Perron, acquis des Oilers en retour de Rob Klinkhammer et d’un choix de 1ere ronde (!) 2015, tout comme pour ses entraîneurs, Rutherford n’a pas tardé à ‘’réparer’’ son erreur. L’envoyant, dès la saison suivante à Anaheim en compagnie d’Adam Clendening en retour du fameux Carl Hagelin. Si celui-ci a également sévèrement ralenti cette saison, après des débuts explosifs – et que le coût à payer peut sembler avoir coûté cher – les résultats furent tout de même immédiats. Quand le résultat en question est une Coupe Stanley, il est plus difficile de juger sévèrement l’échange.

Même à ses débuts, alors qu’il échangeait James Neal alors qu’il sortait d’une saison de 27 buts et 61 points en 59 parties pour Hornqvist (53 points en 76 matchs) et Spaling (32 points en 71 matchs), les reproches fusaient sévèrement. Bien que Spaling ne fit que passer, Hornqvist vient tout juste de marquer ce qui s’avérait être le but gagnant, guidant son équipe vers un 2e Championnat en deux ans. Pendant ce temps, James Neal semble régresser et on raconte qu’il ne devrait pas être protégé par les Predators en vue du prochain repêchage d’expansion.

En somme, il semblerait que, pour le moment du moins, tout ce que touche Rutherford soit voué à se transformer en or. Reste à voir combien de temps le tout perdura. Chose certaine, tant que Crosby et Malkin seront en mesure de chausser les patins, parier contre les Pens pourraient se révéler bien malavisé.

Telle est mon opinion et je serai ravi de prendre connaissance de la vôtre dans la section des commentaires. Je vous remercie d’avoir pris le temps de nous lire et je vous invite à liker et partager notre page et nos articles. Ceci clôt ma série d’articles sur les Champions en titre de la Coupe Stanley. Bonne journée à tous !

*Dans un autre ordre d’idée, le bruit court que Jason Botteril qui est l’actuel D.G. des Sabres pourrait amener Jacques Martin, stratège de la défensive des Penguins, avec lui. Il s’agirait d’un premier retour en tant qu’entraineur-chef pour l’Ontarien depuis la saison 2011-12. À suivre !

Sources :

Situation Simon Després : http://www.tvasports.ca/2016/04/25/simon-despres-quand-le-malheur-sacharne

Échange Kessel : https://25stanley.com/phil-kessel-echange-aux-penguins-de-pittsburgh/

Échange Neal : http://www.lapresse.ca/sports/hockey/201406/27/01-4779506-james-neal-echange-aux-predators.php

Jugements Rutherford : http://blogues.lapresse.ca/lnh/2015/07/01/du-jim-rutherford-tout-crache/ ; http://www.toutsurlehockey.com/33962/communaute/tslh/PIT/2017-02-23/opinion–jim-rutherford-a-surpaye-ce-qui-va-affecter-le-marche-des-transactions/

Salaire des joueurs (Kessel et Schultz) : http://stats.nhlnumbers.com/player_stats/308-kessel-phil ; http://stats.nhlnumbers.com/player_stats/1866-schultz-justin

Stats des joueurs : www.hockeydb.com et www.nhl.com

Structure salariale de l’équipe : http://stats.nhlnumbers.com/teams/PIT?year=2018

– La série d’articles sur les Penguins vous est offerte par Mac

Hockey Herald
 

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