L’Ère pré-Bergevin

En rappel à tous ceux qui dénigrent Bergevin et son travail, voici l’alignement dont il a hérité lorsqu’il a pris les rênes de l’équipe.

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Pour amener la sienne en Finale, Poile aura eu besoin de 19 ans à la tête de l’équipe. 19 ans d’essais et d’erreurs, 19 ans de développement avant de potentiellement pouvoir remporter la Coupe. Sans compter ses 15 ans à la tête des Capitals, ce qui le mènerait alors à 34 années de travail en tant que Directeur Général dans la Ligue nationale de hockey. En ce sens, il est serait bien injuste de le comparer à Bergevin, et de le juger plus capable car il ne s’agit pas ici, de trancher des compétences de l’un par rapport à l’autre (malgré tout le remous causé par le retentissant échange Subban-Weber) mais d’appeler à la retenue lorsqu’on en vient à juger trop durement le DG de Montréal (ou de n’importe quelle autre équipe, en vérité) après 5 années. Bien entendu, il n’est pas question pas non plus d’insinuer qu’il faut attendre 20 ans avant de connaître un tel succès… Il s’agit d’un simple appel à la prudence et à la modération lorsque vient le temps de noter le travail accompli. Il est important de prendre garde à bien peser la situation et de s’assurer de la regarder dans son ensemble, afin de se trouver en mesure d’évaluer correctement le travail accompli. Pour remettre en perspective le présent sujet, voici un exemple d’alignement (à l’attaque, seulement) que le Canadien nous offrait régulièrement les soirs de match :

Pacioretty – Plekanec – Gionta

Darche – Desharnais – Cole

Palushaj – Eller – Moen

Blunden – Nokelainen – Weber ( Y )

Un rapide coup d’œil suffit afin de reconnaître qu’il partait de loin. Pour avoir une idée précise de l’état des choses : du lot, il ne demeure que Pacioretty et Plekanec. Si la chose est déjà impressionnante, il faut également préciser que le dernier devrait également quitter incessamment. Dans le pire des cas, il ne reste qu’une seule saison au contrat du numéro 14. Déjà, nous pouvons affirmer que les équipes ne conservant qu’un seul élément de leur attaque après 5 saisons ne sont pas légion. En général, on voit une équipe bâtir son attaque autour des 2-3 ou même 4 mêmes joueurs formant son noyau offensif. Par exemple, les Bruins avec Bergeron, Krejci et Marchand ou encore les Penguins avec Crosby, Malkin et Kunitz. Bien sûr, Montréal n’est pas la seule équipe à avoir traversé un tel processus, mais il n’en demeure pas moins qu’il s’agit généralement d’un constat d’échec par rapport à l’ère précédente. À ce stade, également, la banque « d’espoirs » du Canadien était constituée de joueurs marginaux tels que Leblanc, Dumont, Engqvist et St-Denis, pour ne nommer que ceux-ci.

À tout cela, il faut ajouter qu’à la ligne bleue Josh Gorges – un joueur honnête, certes… mais très limité – jouait sur la première paire défensive. Voici donc quelques raisons qui portent à croire qu’il serait sage de se montrer moins prompt aux jugements et aux reproches lorsque vient le temps d’évaluer le travail d’un DG en place. Il est important de prendre d’abord et avant tout conscience de son point de départ avant de juger où il est rendu. Surtout quand celui-ci effectue une bonne besogne depuis son entrée en fonction. Mais, ça, c’est une autre histoire qui sera traitée dans un prochain article.

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