L’effet Hitchcock n’aura pas tardé à se faire sentir à Edmonton/Daniel Sprong s’envole vers Anaheim

Depuis qu’il s’est amené à Edmonton, le 20 novembre dernier, en relève de Todd McLellan, Ken Hitchcock a rapidement étendu son emprise sur sa nouvelle équipe. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, l’expérimenté entraîneur-chef a instauré une solide structure de jeu à une équipe qui était jusqu’alors cruellement désorganisée.



À preuve, sauf pour une défaite de 5 à 2 encaissée à LA le 25 novembre – un revers qu’ils ont déjà eu l’occasion de venger lorsqu’ils ont reçu les Kings, 4 jours plus tard (gain de 3 à 2) -, les Oilers ont vu chacun de leurs matchs se solder par l’écart d’un seul but ! Signe que le jeu s’est resserré; en 6 matchs, depuis son arrivée derrière le banc, la moitié d’entre eux ont nécessité d’aller en prolongation pour trancher !

Pour ceux qui craignait que le système défensif de Hictchock vienne étouffer McDavid, jusqu’à présent ça ne va pas trop mal… le visage des Oilers a récolté 7 points au cours de cette période. Une baisse qui n’a rien de dramatique : sa production moyenne passant de 1.40 à 1.17 points par match. Le plus important étant que l’équipe gagne enfin… tel que l’indique leur jolie fiche de 4-1-1 ! Et puis, il faut bien admettre que l’échantillon est un peu mince pour se faire une idée bien précise de la situation. Malgré tout, ça part bien !

Durant cette période, malgré le revers contre les Kings, les Oilers ont inscrit autant de buts qu’ils en ont concédés (13). Avant ça, sous la férule de McLellan, les Huiles avaient marqué 57 buts contre 66 (différentiel de -9) en 20 matchs… À Edmonton, on ne s’est d’ailleurs pas gêné de dévoiler les intentions de l’équipe. En effet, on a annoncé qu’on était tout à fait prêt à sacrifier le spectacle dans le but d’engranger des victoires. C’est précisément pour cette raison qu’on a embauché Hitchcock, après tout.


Largement critiqué pour sa décision de (re)sortir le vieux routier de sa retraite, Peter Chiarelli pourrait très bien venir de sauver sa saison… Même le Hockey Herald éprouvait sa large part de réserves face à ce choix. En tout cas, ça vient visiblement camoufler le poids de ses mauvaises décisions antérieures.

Ken Hitchcock, l’immortel… nouveau coach des Oilers !

En ce qui concerne Jesse Puljujarvi, il a obtenu un seul point (un but), depuis son rappel le 25. Heureusement, sous l’égide de son nouvel entraîneur, il a ressenti sans doute bien moins de pressions à produire offensivement. Tant qu’il s’implique et que l’équipe gagne, Puljujarvi aura la paix. Du moins, pour le moment. Tôt ou tard, il devra justifier sa sélection…

Bref, nous aurons l’occasion de scruter le jeu des nouveaux Oilers, dès ce soir, alors qu’ils iront rendre visite aux Stars. Cette joute sera diffusée sur les ondes de TVA Sports, à partir de 20h30… Le cas de McDavid est incertain pour ce soir, mais il devrait tout de même être à son poste. Même chose pour Spooner. 

Fait à noter : Les hommes de Hictchcock ont remporté le dernier affrontement entre les deux équipes, le 27, par le pointage de 1-0. Si Cam Talbot continue d’en arracher, Mikko Koskinen, l’auteur de ce fameux blanchissage, a profité de l’occasion pour s’emparer du poste de partant. En 12 matchs, le vétéran a maintenu une moyenne de buts alloués de 2.06 et un pourcentage d’arrêts de .928… Avec pour résultat de contribuer à ramener son équipe dans le portrait des séries. Au moment d’écrire ces lignes, les Oilers accusent seulement 2 points de retard sur le Wild et la dernière Wild Card donnant accès aux séries dans l’Ouest…WOW !



À Pittsburgh, en quête de renfort à la ligne bleue, les Penguins ont expédié l’ailier Daniel Sprong aux Canards, en retour de Marcus Pettersson :

Incapable de prendre son envol à Pittsburgh – normal, les manchots ne volent pas… -, Sprong avait vraisemblablement besoin d’un changement d’air. Le talentueux attaquant, qui a vu son nom chuter- jusqu’à mi-chemin de la 2e ronde en 2015 – en raison de ses problèmes d’attitude, obtiendra donc une nouvelle chance de se faire valoir. À priori, il a les outils pour réussir. Il vient d’ailleurs de compléter sa première saison chez les pros, dans la LAH, avec une production d’un point par match, incluant 32 buts.

En ce qui concerne Petterson, il devrait être en mesure d’apporter une jolie profondeur à la brigade défensive de Mike Sullivan. Après tout, l’arrière de 22 ans a déjà 10 points en 49 matchs, tout en maintenant un différentiel cumulatif de +9, depuis l’année dernière. Tout ça, alors qu’il devait la plupart du temps composer avec un temps de jeu restreint. Espérons qu’il pourra aider sa nouvelle équipe à retrouver le chemin de la victoire. Avec une fiche de 3-5-2 au cours de leurs dix derniers matchs, les Pens tiennent actuellement compagnie à leurs rivaux de toujours, les Flyers de Philadelphie, dans les bas-fonds de la Division Métropolitaine… Il devrait au moins aider à compenser l’absence de Justin Schultz. Ce dernier est sur la liste des blessés depuis le 13 octobre dernier, suite à un duel contre le Canadien. Auparavant, il avait tout de même eu le temps d’amasser 4 aides en autant de matchs…


Ailleurs dans la LNH LAH
Simon Després est de retour dans le giroux de l’équipe, et ça semble faire très plaisir à Joel Bouchard :

… et des espoirs du Canadien tenteront de percer l’alignement de Team Canada :




Crédit image entête, Sportsnet.ca



Tom L.D. MacAingeal
 

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