Le pari de Puljujarvi

Quand Jesse Puljujarvi a exigé une transaction cet été, le nouveau DG des Oilers, Ken Holland, a refusé de céder. Tout net, le vieux routier a publiquement annoncé ses couleurs. Il n’allait pas flanché devant son jeune joueur récalcitrant. Son attaquant n’était pas à donner. Pour lui mettre le grappin dessus, il faudrait payer le bon prix.

Par conséquent, l’idée de conclure un échange devenait difficile. Après tout, qui allait vouloir payer le plein prix pour un aussi gros point d’interrogation. En effet, depuis sa sélection, le 4e choix au total de l’encan 2016 n’impressionnait personne, tant dans la Ligue américaine que dans la LNH, malgré quelques beaux flashs par-ci, par-là. On était plus près de le considérer comme un nouveau Fail Yakupov que comme un jeune joueur incompris.


Pourtant, ce n’est pas ça qui allait l’arrêter… Lui-même bien décidé à tenir sa position, il a tout simplement refusé de signer un nouveau contrat et de se rapporter à l’équipe. Pour Puljujarvi, le lien de confiance est irrémédiablement coupé. C’est quelque peu malheureux quand on considère que la concession s’est injectée une grosse dose de crédibilité en amenant Holland à sa tête et l’excellent Dave Tippett derrière le banc. Ça l’est encore plus quand regarde la formation. Avec Kassian, Gagner et Chiasson pour garnir le flanc droit des 3 premières lignes, il est difficile de ne pas se dire que Puljujarvi avait une occasion en or de faire ses preuves sous l’égide d’un nouveau coach.

Donc, quand le jeune finlandais âgé de 21 ans a fait le pari de retraiter chez lui, pour y évoluer dans la réputée Liiga, j’ai trouvé le tout risqué et osé. L’image qu’il renvoyait alors de lui n’était pas très flatteuse. Faire de tels caprices à un si jeune âge, et sans avoir rien prouvé, allait sans aucun doute rebuter quelques DG. Mais voilà que Puljujarvi semble être en bonne voie de remporter son pari…

Après 14 matchs avec le Karpat, la gros ailier pointe au 2e rang des meilleurs pointeurs de son équipe en vertu d’une superbe récolte de 11 buts et 18 points, en plus de cumuler un excellent différentiel de +16. Seul Juho Lammikko, repêché en 3e ronde par les Panthers en 2014, le devance (21 points). Lammikko aura toutefois 24 ans en janvier prochain.



Bref, Puljujarvi semble avoir fait le bon choix. En plus de reconstruire une confiance émiettée par son passage tumultueux sous une direction incompétente, le jeune attaquant est en train de prouver aux observateurs de la LNH qu’il est capable d’être efficace et d’occuper un rôle important. Même s’il est trop tard pour qu’il accepte de rejoindre les Huileux, à moins qu’il change subitement d’avis, Puljujarvi est en train de se donner des munitions pour que le DG d’une autre équipe finisse par bonifier une offre afin d’acquérir ses services.

Avec le temps qui file, il faudra peut-être attendre à l’année prochaine pour le voir refaire le saut en Amérique du Nord, mais s’il continue de se démarquer en dominant la Liiga de la sorte, il finira certainement par remporter son pari.


En Prolongation
Puljujarvi disposera d’une occasion supplémentaire de se démarquer tandis qu’il s’alignera avec la Finlande pour Karjala Cup sous les yeux de Ken Holland et de quelques recruteurs :

Qui sait, même si Puljujarvi pourrait servir d’excellente monnaie d’échange, peut-être que Holland sera tenté de lui dérouler le tapis rouge pour le convaincre de revenir à Edmonton. Un petit contrat d’un an, avec la promesse d’avoir une réelle chance pourrait peut-être suffire à le faire flancher…

Et pour ceux qui aimeraient le voir débarquer à Montréal, sachez que ça risque de coûter un peu plus que Paul Byron. Surtout avec les difficultés que connait présentement notre cher Ti-Paul.

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Crédit image entête, CODIE MCLACHLAN/GETTY IMAGES via BrantfordExpositor.ca



Tom L.D. MacAingeal
 

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