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Des similitudes avec la saison 2012-13

L’édition actuelle du Canadien n’en finit plus de surprendre, alors qu’on ne donnait pourtant pas cher de sa peau avant même que la saison commence. Et pour cause, le Tricolore sortait d’une campagne où l’attaque était pour ainsi dire inexistante. En effet, avec une moyenne de buts marqués de seulement 2.52 (208 buts), l’équipe avait terminé tout juste devant les Coyotes (209 buts) et l’avant-dernier rang à ce chapitre. Bref, sujet récurent de craintes chez les fans et les analystes durant l’été, il faut bien admettre que l’attaque montréalaise tire (très bien) son épingle du jeu jusqu’à présent…


Cette saison, la troupe de Claude Julien en compte déjà 58, en seulement 17 matchs (moyenne de 3.41 buts par match). Ça, c’est exactement la même production que les gros canons des Leafs… Mieux encore; seulement 4 équipes ont fait mieux jusqu’à maintenant :

Tampa Bay : 63 (3.71 BpM)
Ottawa (!) : 62 (3.44)
Pettersonville Vancouver (!) :  60 (3.33)*
Colorado : 59 (3.47)

*Le Canadien maintient cependant une meilleure moyenne de buts par matchs que les Nucks

Ce qui signifie que le Canadien est parvenu à inscrire plus de buts que des puissances comme celles de Nashville, Dallas, Pittsburgh et même Washington. La saison est encore jeune, on le sait. Mais il s’agit tout de même de la réalité actuelle. Et puis, 16 matchs c’est quand même 20% du calendrier régulier, ça ! Vous répondrez peut-être que le Canadien accorde plus de buts, et c’est vrai aussi.

C’est précisément en ce sens que je vois un certain parallèle à dresser avec la première mouture offerte par Bergevin. Cette saison-là, le Canadien avait terminé le calendrier régulier avec un total de 149 buts inscrits (3.10) contre 126 buts accordés (2.63). Ce qui est nettement plus avantageux que les 3.24 buts accordés actuellement, c’est tout aussi vrai. Sauf que, si on ne peut plus compter sur les services de Subban et Markov, il ne faut pas oublier de tenir compte de Shea Weber dans l’équation. À mon avis, son retour améliorera beaucoup cette dernière facette. N’oublions pas l’impact qu’aura son retour sur l’équipe, alors que tout le monde retrouvera plus ou moins la bonne chaise. Avoir Petry sur la 2e paire, c’est pas mal plus sexy que sur la 1ere…

Parlant de Weber, il a finalement pris part à son premier entraînement depuis belle lurette avec ses coéquipiers. Parait-il qu’il serait bel et bien en avance dans son échéancier et qu’il rencontrerait son médecin dès mercredi prochain. Selon ce que certains intervenants rapportent, s’il reçoit le feu vert, il serait possible le voir effectuer un retour dans l’alignement d’ici 5 à 10 jours. Voilà qui serait une très belle surprise ! Par contre, on me dit que l’échéancier rapporté ici-même est toujours d’actualité. Cela dit, on ne possède pas de boule de cristal ! 

Des dates précises pour le retour de Weber

Bref, avec Weber, je crois sincèrement que cette défensive sera (nettement) améliorée… Au point d’accorder un but de moins par tranche de 2 matchs ? Ça me semble tout à fait possible. Surtout si Carey Price parvient à régler ses problèmes !

D’ailleurs, en 2012-13, Carey Price et Peter Budaj avaient tous deux maintenus des pourcentages d’arrêts assez bas : .905 et .908, respectivement. Sans rien vouloir enlever à Emelin, Gorges et Bouillon, la brigade défensive de cette saison-là, n’était pas non plus très sexy, une fois passé Markov et Subban… Pour vous donner une idée, il s’agissait des derniers instants de Kaberle avec le Tricolore, tandis que des défenseurs comme Diaz et Drewiske étaient de passage. Également, il ne faudrait pas oublier que Mete et Juulsen sont encore en processus d’apprentissage… Même Mike Reilly est encore loin de faire figure de vétéran, avec seulement 120 matchs derrière la cravate. Qui sait comment il se débrouillera, si on lui donne la chance de patrouiller le flanc gauche de Weber ? Schlemko ? Il est déjà dû pour un nouveau passage à l’infirmerie… 


De tout façon, où je voulais en venir, c’est que lorsqu’on marque autant de buts, c’est qu’on pratique généralement un style de jeu plus ouvert. Un style de jeu plus ouvert a souvent comme conséquence de permettre à l’adversaire de profiter de meilleures chances de marquer… Évidemment, on a tous hâte de voir la défensive se resserrer un peu quand même. Mais, en attendant, on peut apprécier un sapré de bon spectacle. Et puis, ce n’est pas vraiment plus mal de remporter ou perdre des matchs de 5-4 que des matchs de 3-2 ou 2-1, après tout !

Dernier parallèle à dresser avec cette fameuse campagne; la contribution offensive était variée. En 2012-13, Pacioretty, Subban, Plekanec, Markov, Eller, Gallagher, Désharnais, Gionta, Ryder, Prust, Diaz (oui, lui) et Bourque (b’en oui, lui aussi) ont tous terminé la saison écourtée avec un moyenne de production de 0.50 point (ou plus) par match ! Cette saison, c’est Domi, Tatar, Drouin, Petry, Gallagher, Kotkaniemi, Danault, Lehkonen, Byron et Armia qui mènent la charge. À tous ces joueurs qui devraient terminer la saison avec un production de 0.50 ou plus, on peut ajouter Weber, bien sûr, et… Andrew Shaw. Si ce dernier est parti pour de bon, il est tout à fait possible d’envisager le voir flirter avec la barre des 35-40 points.

La plus grosse différence se situe probablement au niveau des unités spéciales :

2012-13 : PP 20.69% PK 79.77%
2018-19 : PP 13.64% PK 81.67%

J’imagine qu’on peut ajouter la ligne de centre, comme différence importante entre ces deux campagnes… Définitivement, cette équipe sera encore plus dangereuse au retour de Shea Weber… son fabuleux plomb devrait contribuer à ajouter un peu de peps à un avantage numérique jusqu’à présent carrément anémique.

Je termine en rappelant que plusieurs autres équipes canadiennes se démarquent jusqu’à présent :

Maple Leafs, 2e de la Division Atlantique
Canucks, 1er (!) de la Division Pacifique
Calgary, 2e de la Division Pacifique
Jets, 3e de la Division Centrale

On aime ça ! … et le plus gros point positif, c’est probablement que l’actuelle banque d’espoirs du Canadien est nettement supérieure à celle de 2012 ! Future is bright !


En Prolongation
Définitivement, on aime ça !




Crédit image entête, Getty via RDS.ca



Tom L.D. MacAingeal