Brian Boyle, une bonne prise pour David Poile

Un choix de 2e ronde 2019 pour un vétéran de 34 ans qui se dirige tout droit vers l’autonomie, ça peut sembler un peu cher. Mais, dans les faits, il semblerait que le marché actuel favorise les vendeurs. Après tout, surtout dans l’Ouest, la course aux séries bat encore son plein. Les pôvres Ducks, par exemple, malgré 17 défaites à leurs 19 derniers matchs (!!!), sont toujours à seulement 3 points d’une place en séries ! Ainsi, les équipes qui acceptent déjà de vendre sont forcément avantagées, en raison de leur rareté.

Il faut également tenir compte du fait que les Preds sont en mode gagner maintenant… En pareilles circonstances, les DG sont généralement prêts à mettre le prix sur ce qu’ils considèrent comme étant un morceau manquant.



Bref, alors que le repêchage s’annonce relativement faible comparé à celui des deux dernières années, le prix semble assez bon. À tout le moins, considérant le marché, on peut dire qu’il est justifié. Après tout, Brian Boyle est un gros bonhomme qui est tout à fait capable de contribuer aux succès de son équipe. À travers tout ça, n’oublions pas qu’il évoluait au sein d’un groupe qui se cherchait.

Le combatif joueur de centre est, de plus, reconnu comme étant un guerrier. C’est encore plus vrai depuis qu’il s’est battu contre le cancer. Boyle a d’ailleurs annoncé cet automne que son mal était officiellement en rémission. Depuis, il n’a plus jamais regardé derrière. Il y a quelques mois, pratiquement un an après avoir reçu son diagnostic, le centre format géant s’est même permis d’encaisser son premier tour du chapeau en carrière. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’il s’est exécuté alors que le match contre les Penguins se déroulait sous le thème de la lutte contre le cancer. Comme on dit, ça ne s’invente pas ! Il est indéniablement devenu une source d’inspiration pour la ligue et ses fans…



Bref, avec déjà 13 buts après seulement 47 matchs, Brian Boyle a déjà égalé son total de la dernière campagne, marque alors atteinte en 69 matchs. Ses 19 points représentent également une production moyenne qui se rapproche de sa meilleure saison en carrière, qui remonte à 2010-11 (21 buts, 35 points en 82 matchs). Le gros joueur de centre de 6’6 et 245lb joue peut-être moins de 14 min par match, mais il fait toutes ces petites choses qui passent parfois inaperçues. Il est dévoué à la cause de son équipe et il n’a pas peur de distribuer de bons coups d’épaules. Cette saison, il en totalise déjà 88. En 2010-11 et 2011-12, Boyle a collé deux campagnes de 240 mises en échec… En 12 ans dans la LNH, incluant la saison en cours, il en cumule déjà plus de 1500 (1566).

S’il est incontestable que les Predators constituent une puissance à la ligne bleue, ils manquaient cruellement de profondeur à l’attaque. Et c’est toujours le cas, d’ailleurs… On a pu le constater lorsqu’ils ont dû composer sans les services de Filip Forsberg pour une longue période (l’ailier a raté 15 matchs)…

Par exemple, parmi les 5 meilleurs pointeurs de l’équipe, il y a seulement deux attaquants qui ont franchi la barre des 30 points (Johanssen et Forsberg). Certes, Brian Boyle n’est pas une machine à marquer des points, mais il contribuera tout de même à sa façon. De plus, au cours des 3 prochaines semaines, David Poile risque d’ajouter un ou deux autres morceaux à sa formation. Comme on l’a mentionné un peu plus haut, il veut gagner maintenant.

Pour l’instant, je crois qu’il a mis la main sur une pièce qui cadrera parfaitement avec ses besoins ; de la hargne, du poids et une contribution offensive honnête de la part d’un joueur qui n’a pas peur de se salir le nez. En ce qui concerne les Devils, je considère qu’ils ont su soutirer le maximum pour ce joueur de location. Et qui sait, Boyle sera peut-être tenté de revenir durant l’été… En tout cas, les fans des Devils l’accueilleraient sans aucun doute à bras ouverts !


En Prolongation
Définitivement, le marché semble beaucoup avantager les vendeurs cette année… Il sera effectivement très intéressant de découvrir la valeur de certains joueurs, tels que Zuccarello et Hayes. À suivre ! 


Ailleurs dans la LNH 
Pendant ce temps, Michel Bergeron ne comprend pas comment les Maple Leafs ont pu payer si cher pour une sorte de Karl Alzner (LOL)…

Le « Karl Alzner » des Leafs s’en sort pas trop mal…

 




Crédit image entête, NHL.com


Tom L.D. MacAingeal
 

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